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Démarrer ce projet avec la volonté éternelle de raconter une histoire … 

En connaître le personnage principal depuis de nombreuses années … Personnage toujours discret, légèrement en retrait, élégant et respectueux de ses ainés, ne leur accaparant jamais la lumière, qui dessine sa place tranquillement, à l’ombre de ces derniers et de ce père si emblématique de notre belle peinture mauricienne … Débuter cette exposition en lui demandant d’où l’envie d’une vie d’Art lui vient ? Et avoir un pincement au cœur en entendant cette réponse « en regardant Roger peindre … »

La scène est construite ; Bernard Charoux écrit son histoire picturale très tôt. Imprégné de l’univers artistique de son père depuis l’enfance, il s’amuse à dessiner et à s’exprimer depuis l’âge de 7 ans. Il réalise de multiples aquarelles, qu’il expose à même le sol, une fois sa collection assemblée, pour la présenter à son premier public, des amis de famille de passage chez eux.

Il démarre son apprentissage sommaire, s’essaie au figuratif en répliquant des paysages, à travers des dessins et des aquarelles en deux dimensions. Puis Roger le guide, en lui suggérant d’autres idées ; Serge Constantin échange également beaucoup avec lui.

Il rejoint d’ailleurs rapidement le cours de dessin du Plaza et dans la foulée se rapproche du groupe de peinture vers l’âge de 12 ans. Il peint avec eux un samedi par mois, puis deux, pour finalement devenir un membre régulier du groupe. C’est au sein de ce dernier qu’il trouve son style initial.

Sa première exposition collective a lieu au Grand Bay Yacht Club (il a alors 12 ans) ; il y présente une aquarelle non encadrée, qui pour l’anecdote n’est achetée par nul autre que Serge Constantin. Le support du maître laisse des traces et motive le jeune Bernard à persévérer dans l’Art.

Il s’envole en 1991 pour l’Afrique du Sud, afin de poursuivre des études d’Architecture d’Intérieur ; il y passe deux ans. Engagé dans le cours de ce programme, il n’a plus beaucoup de temps pour s’atteler à sa pratique des beaux-arts. C’est donc lorsqu’il rentre à l’île Maurice, à la fin de l’année 1992, que Bernard reprend ses pinceaux et son activité hebdomadaire au sein du groupe de peinture.

Il se lance dans une période à l’huile dans les années 2000, mais ce procédé l’amène à un résultat trop proche de la pratique de son père ; il choisit ainsi de s’en éloigner, conscient du fait que sa route est ailleurs.

Son premier solo, qui présente une quarantaine d’œuvres, a lieu à la Galerie Hélène de Senneville en 2004. Son style est alors bien affirmé ; sa peinture est précise, faite d’empâtements, parfois sombre, très réaliste. C’est ce qu’il appelle son « époque Chardin ».

Établit en tant que peintre paysagiste, il dévoile sa deuxième exposition solo chez Colour Attitude en 2012, exposition faite essentiellement d’aquarelles.

Les années qui précèdent et suivent ces deux solos sont composées de participations multiples à des expositions collectives, incluant l’exposition Linked, en 2020 et The Summer Exhibition en 2023, expositions conçues par THE THIRD DOT.

Bernard trouve généralement son inspiration sur le digital ou en feuilletant des catalogues, dans le Street Art de Cape Town en Afrique du Sud, ou encore dans l’analyse des pratiques de Richard Diebenkorn ou Keith Vaughan ; peintres qui voient les choses en grand.

C’est une peinture géante commissionnée par THE THIRD DOT en 2022 pour le Victoria Urban Terminal qui crée le déclic. Peinte en acrylique, sur un mur extérieur de 6 mètres par 2 mètres 50, cette fresque lui offre un nouveau terrain de jeu ; il se découvre dans un nouveau format et un nouveau médium. Ses croquis préliminaires sur mini formats font toujours partie de son processus en amont. Il applique néanmoins, pour ce projet, le principe du quadrillage et de la simplification des formes ; son œuvre devient audacieuse et s’éloigne des fondus de l’aquarelle. Il simplifie les formes pour n’en retenir que l’essentiel. Ce medium qui change l’amène aussi vers les aplats, les lignes simplifiées, un changement de palette de couleur, plus vive. Le mural du Victoria Urban Terminal est une libération, une affirmation de sa pratique et une reconnaissance de son langage artistique.

Ainsi, son œuvre, dans la série Symphony of Nature, ne suit pas d’école de peinture ou de courant spécifique, néanmoins elle se rapproche du mouvement contemporain des Caraïbes avec une lecture tout à fait singulière du paysage de l’œuvre et de son contexte ; un mouvement contemporain qui s’écarte largement de la peinture de paysages exotiques de Charles Merme ou de Numa Desjardins, qu’ont connues les îles de l’océan Indien au début du XIXème siècle. Bernard illustre une nouvelle génération de peintres qui garde pourtant son attachement à la peinture en plein air. Sa recherche pour la plupart du temps de sujets structurés, qui dégagent une atmosphère, comme les anciennes bâtisses ou les scènes de vie que nous voyons disparaître rapidement de notre paysage, sont tant de moments inscrits sur la toile, qui expliquent son attachement à Port-Louis, à ses environs, riches de patrimoine, mais également à son port, autant qu’aux paysages qui appartiennent à l’intérieur du pays. Le mouvement dans les toiles est flagrant ; les lignes extérieures des cases créoles dansent. D’autres toiles sur fond noir donnent l’impression d’être peintes sur la nuit, offrant un contraste poussé à l’extrême.

C’est donc le format, plus que le médium, qui l’a libéré. Parti d’un besoin d’expression, Bernard Charoux s’offre la luxure de peindre son île, s’amuse à distordre les formes pour se les approprier. Ces couleurs, typiques de celles des peintres des îles traduisent des sensations visuelles, des variations de lumière par l’unique emploi de la couleur, qui pure et posée en aplats, remplace la représentation de la nature par l’interprétation d’une idée, celle du symbolisme pictural. C’est l’usage exclusif de ces couleurs intenses qui devient une sorte de leçon intégrée de la peinture impressionniste. Sa peinture créole est donc une offrande à notre île ; une expression de la culture mauricienne et de son rapport au monde. C’est aussi une joyeuse danse dans son univers vibrant et saisissant, qui représente, dans une approche contemporaine, notre nature tropicale et nos scènes de vie, un hymne joyeux à notre île Maurice.

Sail boat under repair, 2023
Acrylic on canvas
80 x 60 cm
Rs 60,000

Pointe aux sables – child playing, 2023
Acrylic on canvas
80 x 60 cm
Rs 68,000

Activities at rest, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 59,000

Lonesome house at Arsenal, 2023
Acrylic on canvas
80 x 100 cm
Rs 75,000

Majestic Bismarkia, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 38,000

The Sugar Bulk terminal – The Salines, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 59,000

Still life with a landscape I, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 59,000

Shipyard II, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 59,000

Small shop at Roche Bois, 2023
Acrylic on canvas
60 x 80 cm
Rs 67,000

Still life with a landscape II, 2023
Acrylic on canvas
60 x 80 cm
Rs 67,000

Lady with a red hat, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 45,000

Shipyard I, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 59,000

Village with a pink sky, 2023
Acrylic on canvas
60 x 60 cm
Rs 59,000

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